4 projets de rénovation et agrandissement dans le Puy-de-Dôme racontés de l’intérieur

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Article publié en août 2019 – mis à jour en avril 2026 avec les résultats des chantiers.

En août 2019, Créaxia démarrait simultanément quatre projets de rénovation et d’agrandissement dans le Puy-de-Dôme. À l’époque on avait annoncé le démarrage sur ce blog, sans pouvoir encore en raconter la suite. Maintenant que les quatre chantiers sont livrés avec ce qu’ils ont impliqué de contraintes, d’imprévus résolus et de transformations réussies on peut enfin raconter ce qui s’est vraiment passé.

Pourquoi publier ça aujourd’hui ? Parce qu’on nous demande souvent : « Concrètement, à quoi ça ressemble un chantier de rénovation avec Créaxia ? » Ces quatre projets, à Riom, Mirefleurs, Lempdes et Champs, donnent une réponse réaliste. Chacun était différent. Chacun avait ses contraintes propres. Et chacun dit quelque chose d’utile à quelqu’un qui envisage le même type de travaux aujourd’hui.

Chantier à Riom : extension latérale d’une maison des années 70

Type de projet : Extension latérale · Surface gagnée : +32 m² · Durée : 6 mois

La maison de Riom date des années 70, une configuration en L assez classique dans ce secteur, avec un rez-de-chaussée fonctionnel mais une surface trop juste pour une famille qui s’était agrandie. Le projet : étendre côté jardin pour créer une grande pièce de vie ouverte sur l’extérieur plus une chambre parentale avec dressing et salle d’eau privative.

La contrainte principale ici était le PLU de Riom qui imposait un recul de 5 mètres par rapport à la limite séparative côté est. Ça a réduit l’emprise possible et on a dû retravailler l’avant-projet pour intégrer cette contrainte sans sacrifier la surface cible. Notre solution : décaler l’extension vers le nord avec un pignon légèrement biaisé qui capte mieux l’exposition solaire l’après-midi. Résultat finalement plus intéressant que le plan initial.

Ce qu’on retient : sur une maison des années 70, vérifiez toujours l’isolation existante avant de chiffrer une extension. Dans ce cas, la dalle béton du rez-de-chaussée n’avait aucune isolation par le bas. On a profité du chantier pour traiter aussi le plancher existant ce qui a changé significativement le confort thermique de toute la maison, pas seulement de la partie neuve.

Chantier à Mirefleurs : rénovation complète d’une maison en pierres

Type de projet : Rénovation lourde · Surface rénovée : ~110 m² · Durée : 10 mois

La maison de Mirefleurs, c’est le projet le plus complexe de ce groupe de quatre. Une vieille ferme en pierres de basalte, belle, solide, mais complètement inadaptée à la vie contemporaine : aucune isolation, chauffage archaïque, électricité refaite artisanalement dans les années 80, une seule salle de bain au rez-de-chaussée, des combles inexploités.

Ce type de rénovation demande une phase de diagnostic très sérieuse avant de dessiner quoi que ce soit. On a fait intervenir un bureau d’études pour évaluer l’état de la charpente (des chevrons en chêne, heureusement en très bon état) et un spécialiste de l’humidité pour traiter les murs en pierres sans les imperméabiliser, erreur classique qui piège l’humidité à l’intérieur et dégrade les joints sur dix ans. Les murs en pierres doivent respirer, pas être bouchés.

Le chantier a duré 10 mois. Deux raisons : une surprise dans les fondations d’un mur porteur qui a nécessité un renforcement non anticipé (type d’aléa fréquent sur les bâtis anciens dont on vous en parle toujours en amont mais on ne peut pas le garantir avant d’ouvrir les murs). Et un retard de livraison des menuiseries bois sur-mesure commandées pour respecter l’aspect d’origine.

Ce qu’on retient : pour une rénovation de maison ancienne en pierre dans le 63, comptez systématiquement une marge de 15 à 20 % sur le budget et de 6 à 8 semaines sur le calendrier. Non pas parce que c’est mal planifié mais parce que l’état réel du bâti ne se révèle qu’une fois les murs ouverts. Un maître d’œuvre honnête vous le dit avant de signer.

Chantier à Lempdes : surélévation partielle et restructuration intérieure

Type de projet : Surélévation partielle · Surface créée : +38 m² à l’étage · Durée : 7 mois · Particularité : famille présente pendant les travaux

Lempdes, à dix minutes de Clermont-Ferrand. La problématique classique des communes de première couronne : des terrains petits, des maisons de plain-pied construites dans les années 80 et des familles qui grandissent sans pouvoir s’étaler sur le côté. La solution ici : surélever la moitié de la maison, la partie séjour, dont la toiture et la charpente avaient heureusement été conçues pour supporter un étage.

Ce qui rend ce chantier particulier, c’est que la famille a vécu dans la maison pendant toute la durée des travaux. Ça demande une planification très précise des phases : d’abord mettre hors d’eau la partie à surélever provisoirement puis travailler de l’intérieur. Les semaines les plus délicates sont celles de l’ouverture du plancher et de la pose de l’escalier. Quatre ou cinq jours où la cuisine est inaccessible et où le bruit est maximal. On planifie ces phases en concertation avec les occupants souvent pendant les vacances scolaires.

Ce qu’on retient : une surélévation, ça se vérifie d’abord par le bas. Avant de dessiner un étage, on fait systématiquement étudier les fondations et la structure existante. Sur ce chantier, elles étaient suffisantes. Sur d’autres maisons similaires dans la région, elles ne l’auraient pas été. Auquel cas le renforcement représente un coût significatif à intégrer au budget dès le départ, pas en cours de route.

Chantier à Champs : remise à neuf d’une maison de campagne abandonnée depuis 10 ans

Type de projet : Réhabilitation complète · État initial : inhabitable · Durée : 11 mois · Réseau : tout à reprendre

Ce projet est celui qui nous a le plus surpris dans le bon sens. Quand on a visité la maison à Champs pour la première fois, elle était vide depuis une dizaine d’années. Toiture qui fuyait par endroits, électricité à refaire intégralement, plomberie hors d’usage, champignons dans une des chambres du bas. Certains nous avaient suggéré la démolition pure et simple.

Mais la structure était bonne. Les murs porteurs en blocs de lave, parfaitement stables. La charpente principale, saine. Et le cadre, une maison de campagne avec vue sur les Dômes, sur un terrain de 1 800 m² valait clairement le projet de réhabilitation. Onze mois de chantier plus tard, la maison était habitable, confortable, et affichait un DPE en classe C ce qui sur un bâtiment de cette époque représente déjà un résultat sérieux.

La règle d’or sur ce type de projet : respecter l’ordre des interventions. D’abord le clos et couvert (toiture, façades, menuiseries extérieures), ensuite les réseaux (électricité, plomberie, chauffage), ensuite l’isolation, ensuite les finitions. Chaque étape conditionne la suivante. Si vous inversez deux phases, vous repassez sur des zones déjà traitées et vous perdez du temps et de l’argent.

Ce qu’on retient : ne jamais décider de démolir ou rénover sur une première visite rapide. Un diagnostic sérieux peut complètement renverser le verdict initial. C’est gratuit chez Créaxia. Ça vaut parfois 50 000 € de différence sur la décision finale.

Ce que ces quatre chantiers nous ont vraiment appris !

On ne le dit pas assez dans les présentations habituelles : chaque chantier de rénovation ou d’agrandissement dans le Puy-de-Dôme a ses particularités locales. Ce n’est pas anecdotique, ça change concrètement la façon de concevoir et de piloter les travaux.

Les sols volcaniques du 63 changent tout. Les fondations sur basalte ou sur tuf volcanique ne se comportent pas comme des fondations sur argile ou sur calcaire. Une étude de sol G2 AVP n’est pas une formalité dans le Puy de Dôme, c’est une nécessité surtout pour les extensions.

Les maisons des années 60-80 ont souvent des surprises. Isolation inexistante, présence d’amiante dans les colles de carrelage, électricité en aluminium, ce sont des pathologies courantes sur cette génération de maisons dans la région. Un bon diagnostic en amont évite de les découvrir en plein chantier.

Les PLU varient beaucoup d’une commune à l’autre. Entre Riom, Lempdes et Mirefleurs, les règles d’urbanisme sont différentes sur les reculs, les hauteurs, les matériaux autorisés. Ce que vous voyez chez votre voisin n’est pas forcément applicable chez vous même dans la même rue.

L’ordre des interventions n’est pas négociable. Sur une réhabilitation lourde, inversez deux phases et vous repassez sur une zone déjà traitée. Le planning est un document technique. Créaxia le gère avec les entreprises, pas à côté d’elles.