Ce chantier, c'est une maison de plain-pied dans le Puy-de-Dôme. Pas la plus grande, pas la plus spectaculaire du portfolio. Mais c'est celle qu'on cite le plus souvent quand un client nous demande ce que ça donne vraiment, concrètement, de surélever une maison existante. Parce que les photos de chantier racontent quelque chose que les visuels d'architecte ne montrent jamais : la réalité des travaux étape par étape.
La demande de départ était simple : la famille avait besoin de deux chambres supplémentaires. Le terrain ne permettait pas de s'étendre sur le côté. La solution par le haut s'est imposée.
Ce qu'on a vérifié avant de commencer
Première étape avant de dessiner quoi que ce soit : vérifier que la structure existante pouvait recevoir un étage. Les maisons de plain-pied construites dans les années 80, comme celle-ci, n'ont pas toujours été dimensionnées pour supporter un niveau supplémentaire. Sur ce projet, les fondations étaient suffisantes. Les murs porteurs ont nécessité un renforcement localisé sur deux travées, ce qui a représenté environ 6 000 € supplémentaires par rapport à un projet sans contrainte structurelle. On l'a chiffré avant de signer, pas en cours de route.
Le PLU de la commune autorisait la hauteur souhaitée. Permis de construire déposé et obtenu en 11 semaines.
Comment le chantier s'est déroulé
La première phase a été la dépose complète de la toiture existante. C'est la période la plus délicate : la maison est ouverte aux intempéries pendant quelques jours, les clients ont temporairement quitté les lieux. On planifie toujours cette phase sur une fenêtre météo favorable, en concertation avec la famille.
Une fois la toiture déposée, les murs ont été surélevés en maçonnerie traditionnelle, puis la nouvelle charpente posée et couverte. À ce stade, la maison est de nouveau hors d'eau. Le reste du chantier s'est déroulé normalement avec les clients présents : cloisons, isolation, électricité, plomberie, menuiseries intérieures, finitions.
Durée totale du chantier : 6 mois. Surface créée : 72 m² habitables. Deux chambres, une salle de bain, un dégagement.
Ce que ça a coûté
On ne publie pas les chiffres exacts de nos clients. En revanche, sur ce type de projet dans le 63 (surélévation totale, maçonnerie traditionnelle, surface entre 60 et 80 m²), les enveloppes qu'on rencontre se situent entre 110 000 et 160 000 € de travaux, hors honoraires de maîtrise d'œuvre. Le poste isolation thermique de l'ensemble de l'enveloppe représente généralement 15 à 20 % du total.
La plus-value à la revente estimée par le notaire consulté par les clients après livraison était supérieure au coût des travaux. Ce n'est pas toujours le cas. Ça dépend du marché immobilier local et de la qualité d'exécution.
Ce que ces photos montrent
Les photos de la galerie ci-dessus documentent les phases principales : état avant dépose, structure ouverte, élévation des murs, pose de charpente, mise hors d'eau, avancement des travaux intérieurs. Ce n'est pas un avant/après soigné. C'est un chantier réel, avec ses étapes et sa progression semaine après semaine.